Combien pouvez-vous emprunter ?
Revenus, crédits en cours, apport, durée et taux : votre capacité d’emprunt selon les règles du HCSF, et le prix d’achat qu’elle permet une fois les frais de notaire estimés.
- Mensualité maximale
- 1 750 €/mois
- Dont assurance
- 84 €/mois
- Budget total (prêt + apport)
- 366 360 €
- Prix d’achat finançable
- 340 800 €
Dont 25 560 € de frais de notaire estimés. Simulation indicative : la banque étudie votre dossier et décide seule.
Décrire mon projet d’achatAvertissement. Simulation indicative, fondée sur la règle générale du HCSF et sur des frais de notaire estimés. Elle ne constitue ni une offre ni un accord de prêt : la banque étudie votre dossier et décide.
Comment le calcul est fait
Le simulateur part de vos revenus nets mensuels avant impôt, ceux du foyer qui emprunte. Il en prend 35 % : c’est la somme maximale que l’ensemble de vos crédits peut absorber chaque mois selon la norme du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Il retire ensuite les mensualités des crédits que vous remboursez déjà, qu’il s’agisse d’un autre prêt immobilier, d’un crédit auto ou d’un crédit à la consommation. Ce qui reste est la mensualité disponible pour votre nouveau prêt.
Cette mensualité comprend l’assurance emprunteur. Le simulateur la calcule sur le capital initial, comme le font souvent les contrats groupe des banques : un taux de 0,30 % sur 200 000 € représente 50 € par mois pendant toute la durée du prêt. Une assurance calculée sur le capital restant dû coûte moins cher au fil des années, mais la banque raisonne en général sur la première mensualité, la plus lourde.
À partir de la mensualité disponible, de la durée et du taux nominal, le simulateur retrouve le capital que vous pouvez emprunter avec la formule classique d’un prêt à mensualités constantes. Il ajoute votre apport pour obtenir le budget total, puis retire les frais de notaire estimés pour donner le prix d’achat finançable.
Les règles du HCSF : 35 % et 25 ans
Depuis le 1er janvier 2022, la décision du HCSF du 29 septembre 2021 est juridiquement contraignante pour les banques. Elle fixe deux limites. Le taux d’effort, c’est-à-dire la part des revenus consacrée au remboursement des crédits, ne doit pas dépasser 35 %, assurance emprunteur comprise. La durée du prêt ne doit pas dépasser 25 ans ; elle peut atteindre 27 ans lorsque l’entrée dans le logement est décalée, par exemple pour un achat sur plan, une construction ou un achat dans l’ancien avec de gros travaux, les deux années supplémentaires correspondant à un différé de remboursement.
Les banques disposent d’une marge de flexibilité : jusqu’à 20 % des crédits qu’elles accordent chaque trimestre peuvent sortir de ces règles. Cette marge est réservée en grande partie aux acheteurs de leur résidence principale, et notamment aux primo-accédants. Un investisseur locatif a donc peu de chances d’en bénéficier. Le simulateur applique la règle générale et ne compte pas sur cette marge.
Pour un investissement locatif, certaines banques ajoutent aux revenus une partie seulement des loyers futurs, après décote pour vacance et charges, ou raisonnent en « reste à vivre ». Ces pratiques varient d’un établissement à l’autre. Si vous préparez un achat à louer, ajoutez prudemment une partie des loyers attendus à vos revenus pour vous faire une idée, puis confirmez avec votre courtier.
Les frais de notaire, une estimation
Dans l’ancien, les frais d’acquisition représentent environ 7 à 8 % du prix : ils sont surtout composés des droits de mutation reversés au département et à la commune, auxquels s’ajoutent les émoluments du notaire et quelques débours. Le simulateur retient 7,5 %, une estimation qui ne remplace pas le décompte du notaire. Dans le neuf, les frais sont bien plus faibles, autour de 2 à 3 % ; si vous achetez neuf, votre budget d’achat réel sera plus proche du budget total.
Les banques financent de moins en moins les frais de notaire : elles demandent souvent que l’apport couvre au moins ces frais et les frais de garantie. Un apport de 10 % du prix reste un bon repère pour présenter un dossier solide.
Ce que la banque regarde en plus
Le taux d’endettement n’est qu’un critère. La banque étudie aussi la stabilité de vos revenus (contrat à durée indéterminée, ancienneté, régularité des revenus d’indépendant), la tenue de vos comptes, votre épargne après l’opération et votre reste à vivre une fois la mensualité payée. Un foyer aux revenus élevés peut obtenir plus de souplesse qu’un foyer modeste au même taux d’effort.
Ce simulateur sert donc à fixer un ordre de grandeur avant de chercher, de visiter et de négocier. Il permet d’éviter de tomber amoureux d’un bien hors budget, et de présenter au vendeur une offre crédible. Pour un chiffre engageant, seule une étude par votre banque ou votre courtier fait foi : la banque reste libre d’accorder ou de refuser le prêt.
Questions fréquentes
Le taux d’endettement de 35 % inclut-il l’assurance emprunteur ?
Oui. Depuis la décision du HCSF applicable au 1er janvier 2022, le taux d’effort maximal de 35 % se calcule assurance emprunteur comprise, sur l’ensemble des crédits du foyer.
Peut-on emprunter sur plus de 25 ans ?
En règle générale, non. La durée peut atteindre 27 ans quand l’entrée dans le logement est décalée (achat sur plan, construction, ancien avec travaux importants), grâce à un différé de deux ans. Les banques disposent aussi d’une marge de dérogation limitée, surtout réservée aux résidences principales.
Quels revenus faut-il saisir ?
Les revenus nets mensuels avant impôt du foyer qui emprunte : salaires, revenus d’indépendant lissés sur plusieurs années, pensions, et éventuellement une partie des loyers déjà perçus. Les primes irrégulières sont souvent retenues partiellement par les banques.
Pourquoi le prix d’achat est-il inférieur au budget total ?
Parce que le budget doit aussi payer les frais de notaire. Le simulateur les estime à 7,5 % du prix dans l’ancien : prix = budget total / 1,075. Le montant réel dépend du bien et du département.
Ce résultat engage-t-il la banque ?
Non. C’est une simulation indicative fondée sur la règle générale du HCSF. La banque étudie l’ensemble de votre dossier et décide seule d’accorder ou non le prêt, et à quelles conditions.
Sources
- Légifrance, décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 : taux d’effort de 35 %, durée de 25 ans (27 ans avec différé), flexibilité de 20 % ; consulté le 28 octobre 2026
- Banque de France, Rapport sur la stabilité financière, juin 2025 : la norme impose un taux d’effort maximal de 35 % « incluant l’assurance emprunteur » ; consulté le 28 octobre 2026
- Service-public.fr, « Je veux obtenir un prêt immobilier » : taux d’effort de 35 % et durée de 25 ans en principe ; page vérifiée le 5 avril 2024
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